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Auteur Fil de discussion: le brick du feu de la saint jean.  (Lu 12098 fois)
muzhu
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matelot de première classe

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« le: 14 Juillet 2015 à 00:32:37 »


Il y a de ca quelques années; lorsque vigueur et jeunesse animaient encore ma vieille carcasse ...

 Mon père était architecte au service de la couronne et nous avions l’habitude de le suivre lors de ses chantiers. Cette année la , notre bon roi avait décidé de faire construire quelques fortifications au sud de Roseau afin de surveiller le trafic maritime. Encore une fois ce fut mon père qui fut envoyé afin de réaliser le projet. L'endroit choisi  (:la pointe michel ) avait mauvaise réputation: nombre de forbans naviguaient alors dans ces eaux et la pointe leur servait de point de repère. Certains de ces flibustiers allaient même jusqu’à allumer des feux sur l’extrémité de la pointe sur le lieux qui leur servait a accoster : une fine bande de sable qui zigzaguait parmi les rochers immergés.

Mal grès sa sulfureuse réputation la pointe était une terre riche en ressources et complétement déserte. Les travaux commencèrent et bientôt le fortin fut terminé il n'avait fallu que quelques mois pour ériger les quatres tours et la muraille .Le reste avait, lui aussi vite suivi : un ponton tout en bois de modeste taille mais plus que suffisant en ces lieux , une auberge et quelques habitations éparses autour. Dans les semaines qui suivirent d'autre masures avaient poussé autour avec diverses échoppes ainsi qu'une place du marché était en construction.

 Les gens arrivèrent petit a petit et bientôt la pointe st Michel se transforma en village parfaitement fonctionnel. Une caserne fut finalement construite dans l’enceinte du fort et deux postes de grades furent aménagés au nord et au sud du bastion afin d'étendre l'influence de celui ci. désormais le village était assez fréquenté et l'endroit tendait a se civiliser un minimum. C'est a ce moment la que mon père reçu la lettre. La France venait de rerentrer en guerre contre le voisin anglois. nous étions rappelés au pays afin de doter Cherbourg de nouvelle fortifications. Ou tout du moins renforcer celles déjà présentes. Une frégate partirait le 5 de Roseau en direction de Bordeaux.Nous étions alors le 2 au soir et je réalisait avec horreur que nous devrions partir le lendemain pour ne pas manquer celle ci .  La belle vie au soleil a jouer sur la plage était terminée. Triste de la nouvelle j allais chercher mes camarades de jeux pour profiter une dernière fois du temps en passé en leur compagnie dans ce paradis terrestre. Notre petite troupe réunie nous décidâmes alors de descendre vers le sud de la plage la ou les eaux étaient noircies par les rochers immergés et les épaves des inconscients. Nous nous installâmes comme nous avions l'habitude le faire : un petit feu pour faire griller quelques dorades et des tissus pour s'allonger confortablement sur le sable. Pour fêter mon départ mon ami Paul ouvrit une bouteille d'un alcool fort puissant originaire de la region: du ruhm. La soirée si tranquille c'etait transformée en véritable beuverie. Pour la plus part d'entre nous nous n'avions jamais consommé d’alcool et celui ci fit plus que son devoir sur nos pauvres petites têtes. Au fur et  mesure que l'affreux breuvage diminuait notre vue nous rajoutions du bois dans le feu . Si bien qu'il passa d'un simple feu de camp en gigantesque bucher avant que nous ne nous soyons rendu compte de quelque chose. Soudain l'un d'entre nous (je ne sait plus lequel) nous désignât une voile naviguant a bonne allure vers notre direction. Souls comme cochon nous étions émerveillés par ce brick aux grandes voiles blanches navigant a bonne allure, éclairé par la demi lune sur une mer noire d'encre. Il se raprochat rapidement si bien qu'une poignée de minutes avaient suffi pour le porter a seulement quelques miles de la cote. Quand soudain il me vint une pensée folle : serait il attiré par notre feu pensant déjà être a hauteur de la pointe ou même de roseau? Non cela était impossible! certes le feu était haut mais de la a le confondre avec les feux de signalisation de la cote! Perdu dans ma réflexion je ne fit rien pour éviter le drame.

 Le brick était un navire de commerce français parti d Aruba 5 jours plus tôt avec une cargaison de coton . En effet celui ci se dirigeait bien vers Roseau . Ayant traversé une vive tempête qui coutât la vie a 23 membres d’équipages et du capitaine, le bateau avançait a l'aveugle dirigé par un équipage blessé désespéré et affamé. Le feu que nous avions allumé avait malheureusement bien était pris pour celui qui guidait les navires au ponton de la pointe st Michel.

Réalisant ce qu'il était en train de se passer nous essayâmes d'éteindre le brasier. Peine perdu le brasier était bien trop vif pour que nous puissions ne serait ce que l'affaiblir.

A bord du brick la joie et la liesse avait envahi l’équipage ils se croyaient sauvés.

De la plage nous entendîmes les cris de joie des marins et la nous nous sommes mis a crier au bateau de faire demi tour de ne plus avancer et même de jeter l'ancre.

Peine perdue . Le brick poussé par le vent se reprocha encore plus vite et dans un craquement des enfers percuta violemment les rochers traitres cachés sous la surface. l’Océan agité ne mis pas plus d'une minute pour engloutir le malheureux esquif et son pauvre équipage. Il était suffisamment près de la cote pour que même en pleine nuit nous puissions lire son nom "le saint jean".

Nous courûmes alors jusqu’à la pointe ou nos cris réveillèrent  le village endormi. 5min plus tard tous les hommes valides décidèrent de nous accompagner sur le lieu du naufrage . Quand nous sommes arrivés le soleil venait de se lever. d'innombrables bouts de bois de toutes tailles et de toutes formes constellaient la plage . De ci de la des poulies ;cordages  tonneaux et cadavres. il ne restait sur le sable que les résidus du drame qui s’était joué quelques heures plus tôt.

Visiblement choqués par la tragédie un petit groupe d'homme décida de nous ramener a domicile avant de revenir aider les autres a "nettoyer" la plage et enterrer les pauvres matelots .

L’opération fut longue et dura des jours. Bien sur notre famille avait raté la frégate qui devais nous ramener en France et la guerre avec l'anglais ne nous permettrais pas de disposer d'un navire de si tôt. Les mois passèrent et le drame ne fit plus qu'un vague souvenir.

La plus part de mes amis qui étaient la ce soir la avaient rejoins la flotte du roi . Notre village était maintenant devenu une petite ville ou les vaisseaux de guerre venaient de temps a autre s'approvisionner. Seule la guerre faisait parler désormais.

Un soir ou je ne trouvais pas le sommeil je me mis en tête d'aller faire une promenade avec le dernier de mes anciens camarades. Je le trouvais chez lui fumant d'étranges plantes tropicales mélangées au tabac brun des colonies. Il accepta aussitôt la promenade nocturne .

Pendant que nous marchions vers le sud en longeant la cote nous parlions du passé et de ces trois années passés sur l'ile , de nos amis éparpillés au vent et même de la belle Lisa fille d'un notable de Roseau. Bien qu'ayant surement tous deux pensé au naufrage nous n'en parlions point. Mais nos pas nous ramenèrent sur le lieu du drame.

Assez tranquilles nous nous asseyames dans le sable et tandis que mon ami ressortait sa pipe je vis une voile a l'horizon.

La situation semblait irréelle l'histoire se répétait mais ce coup ci aucun feu sur le sable n'aurait pu attirer ce navire alors pourquoi celui ci faisait cap sur eux risquant lui aussi de se fracasser contre les rochers! le gabarit la vitesse cette façon saccadée de changer de cap : cela aurais pu être le même navire.

Mon ami me dévisagea longuement et sans même changer le ton de sa voie me demanda : "tu le vois?"
Sans un mot avec un signe de tête je lui répondit a l'affirmative. Il tira une longue bouffée sur sa pipe. Ne pouvant bouger revivant la scène en boucle dans ma tête je ne puis seulement revivre cette tragédie une fois de plus.

Le brick s'approcha de plus en plus . Et quand finalement il percuta les rochers nul bruit du terrible fracas ne nous parvins aux oreilles sidéré je me rapprochait du navire et la sans criée gare celui ci fit marche arrière ce qui était impossible au vu du choc qu'il venait de recevoir mais aussi d'autant plus impossible que le vent jouait contre lui. le spectre fit demi tour sans un bruit sans se soucier du vent, courant ou même de nous. Comme si dieu lui même n'aurait rien pu faire pour empêcher cela . et tandis qu'il s’arrêtait a notre niveau nous vîmes la lune se découvrir et venir éclairer d'une lueur blafarde la coque du brick ou nous pûmes lire sans aucune difficulté : "Le saint jean".

cette vision hante encore aujourd'hui, mes nuits.

Cette histoire est vraie moussaillon ne la prends pas comme une histoire pour faire peur aux enfants . La mer est belle et claire mais elle peut aussi être sombre et mauvaise ne l'oubliez jamais. Et si une nuit par tribord vous apercevez le saint jean n'oubliez pas de vous signer et de bien  réciter vos prières car nous pouvons être sur de ces intensions .

 




   


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