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Auteur Fil de discussion: Journal de Bord du Capitaine Piotr dit "Le Nordique"  (Lu 2398 fois)
Piotr
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mousse

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« le: 23 Juillet 2015 à 13:26:34 »


Je me souviens des cheveux argent de ma grand mère, de sa voix chevrotante et de ses expressions bien à elle. Elle qui me contait l'histoire de nos ancêtres grands voyageurs, parcourant un monde dont ils repoussaient sans cesses les limites. Je me souviens de ces contes d'aventures, et plus particulièrement de celui de mon lointain ayeux, qui a voyagé si loin qu'il fut excommunié du clan à son retour de conquète. Il repartit alors dans sa contrée lointaine qu'il avait appelé "le grand ouest" dans ses récits. Jamais je n'oublierais les récits de ma grand mère. Persuadé que mon ancètre a laissé quelque part une trace, un butin, un héritage dans le grand ouest, je chérit le vœux  de retrouver ces terres qu'il a découvertes il y a bien plus longtemps que tous ces conquistadors fiers et vaniteux. Je saisis donc l'occasion de m'engager pour la guerre de course sous le drapeau Hollandais dans le but de venir récupérer mon héritage viking perdu dans les grandes terres de l'Ouest.


23 Juillet 1715

Après une traversée longue et ennuyeuse, je rejoins enfin les terres lointaines de l'Ouest mystérieux. Le "Reiziger" mouille à St Martin, où ma lettre de marque hollandaise me promet le commandement d'un brigantin.

Sans prendre le temps de me remettre de ce voyage, je cours à la capitainerie découvrir la barcasse qui me servira de gagne pain et de moyen de découverte dans les iles, archipels et criques de ces eaux chaudes.

Je renomme embarcation "Le Voyou". Son aspect malpropre et taillé pour le brigandage en eaux peu profondes me font penser à ces jeunes galopins tirant les bourses des bourgeois bedonnants et des dames à la gueule enfarinée.
Je me présente ensuite auprès du gouverneur et pour commencer à me tricoter un réseau parmi les puissants de ces contrées - que je ne connais que par les contes et légendes perdues de mes ancêtres -. je lui propose mes services. Ce dernier finit par accepter de me confier une mission de courrier vers Bonaire sans même m'accorder un regard.

Maintenant investit d'une "mission", je cours dans la taverne la plus proche pour me familiariser avec la "faune" locale... et ma foi, je n'ai pas été déçu ! Combien de soiffards passent et repassent dans ces cloaques crasseux et infame, dans lesquels on s’évertue à vider des godets malpropres de boissons peu orthodoxes. J'y reste plusieurs jour, recrutant à tour de bras... et mes économies y passent !

Dans le lot des saoulards, se démarquent quelques fortes têtes :
- Un jeune loup du nom de "Armand Pipelet" aussi bavard qu'une pie, qui semble tenir assez bien le rhum... je décide de lui donner sa chance et le nomme second avec une petite prime de 100 piastres.
-Un gars nommé "le muet" à raison. Un ancien prêtre précepteur. Il a eu la langue tranché par son cocu de maitre après qu'il l'ait surpris en train de butiner la maitresse de maison. Comme il sait écrire, je le charge du rôle de quartier maitre.
-Un grand gaillard, ancien esclave, noir comme l'ébène. Comme il a du coffre il sait se faire entendre par les plus coriaces, de plus il a toujours le sourire. Pensant qu'il saura tenir un équipage dans le droit chemin, et en bonne motivation, je le nomme bosco du "Voyou".

Je quitte ce lieu de perdition avec un équipage au complet et une bourse bien dépourvue.

Il faut croire que si les tavernes ne désemplissent pas, les stocks de rhums chez le marchand elles restent à zéro. Je soupçonne quelque pillage récent vu l'état de l'étal du commerçant. Je ne peux me décider à partir sans tord boyau à bord du "Voyou". Je ne tiendrais pas l'équipage sage avec ma seule jolie petite gueule d'ange et mon sourire en coin.

L'armement sommaire du "Voyou" me laisse penser qu'il me faudra voyager d'une traite, en évitant les échauffourées sur la route.

Nous verrons bien plus tard...

23 Juillet 1715 - bis
Le jeune Armand accoure vers le "Voyou". Je l'avais chargé de trouver du rhum.
-"Le marchand accepte finalement de vous céder ses dernieres boutanches cap'taine ! Mais c'est pas donné pour de la camelote de contrebande!"
-"Va pour du tout venant. Prend mes dernières pieces et ramène tout ce que tu peux".

C'est finalement avec 5 bouteilles de rhum frelaté que je prend la mer vers Bonaire. Ma première mission débute.
Nous croisons quelques navires de commerce, de toutes les nations, et nous nous ravisons avec sagesse de nous attaquer à une frégate marchande Anglaise dont la ligne de flottaison basse ferait bander un pretre mort et enterré.

Un bagarre éclate parmis l'équipage au cours d'une partie de dés pipés. Deux pauvres hères arnaqué par un troisième lui ont offert un sourire d'ange et une cravate sanguinolante... je leurs offre en retour un foulard de chanvre suspendu au plus haut mat du "Voyou".
Le manque d'activité rend l'équipage nerveux, ça ne fait pas l'ombre d'un doute.
C'est donc dans une ambiance tendue qu'à quelques miles de Bonaire, nous cédons aux sirènes du combat ; et nous levons le pavillon noire face à un brick de commerce Français.

J'ordonne à l'équipage d'ouvrir tous les sabords pour laisser croire à l’ennemi que nous sommes bien équipé, et ce dernier prend tout de suite ses distances. Les deux canons uniques du "Voyon" font feu comme deux petards mouillés et les boulets finissent dans la flotte avec un joli bruit d'étron dans un bassinet.

Après avoir terrorisé les grenouilles-marchandes, je fait donner toute la voile au "Voyou" qui se révèle un navire de poursuite formidable face à ce brick commerçant. Alors que nous approchons rapidement nous prenons 6 belles salves de canon de 6 en plein flanc. Nous ferons l'état des lieux plus tard car nous voilà déjà bord à bord et mes gars se jettent sans attendre sur le pont adverse. Ils sont armés de tout ce qu'ils ont pu trouver d'utile : cannes à pèche, coutelas, matraques, haches... et c'est un vrai massacre. 14 survivants parmi les commerçants Français, 54 parmi mes traine-sabre.

"Le muet" note avec rigueur dans le journal de prise :
"A bord de notre brigantin, 2 canons, mes 77 hommes et moi pillons un brick de commerce Français de 49 hommes, 6 canons."
Butin :
Toile
    5 rouleaux
Bois
   5 belles planches
Sucre
   4 tonnelets
Tabac
   2 coffrets
   
Fourrures
   3
Marchandises
   1 caisse
Argent
   18 lingots
Esclaves
   18 têtes
Coton
   1 caisse

Deux survivants se joignent "de grès" à notre équipage, et je fais libérer les esclaves en leurs proposant un poste à chacun à bord du "Voyou". N'ayant pas d'autre choix que mon service... ou la planche, ils rejoignent avec fébrilité les rangs et se mettent rapidement à l'ouvrage pour réparer les dégats causés par les canons de leurs geôliers vendeurs d'esclaves.

« Dernière édition: 23 Juillet 2015 à 15:42:41 par Piotr »
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